Dans mon précédent article, je vous expliquais comment nos schémas familiaux façonnent notre vie.
Mais concrètement, comment cela se manifeste-t-il lors d’une séance ? Comment passe-t-on de la compréhension à la libération ? Aujourd’hui, je partage avec vous l’histoire de Marc (prénom modifié), dont le parcours illustre parfaitement la puissance du travail sur le génosociogramme.
Le blocage : la barrière invisible des 40 ans
À 40 ans, Marc consulte pour un motif récurrent : l’incapacité de stabiliser sa vie professionnelle. Malgré des compétences reconnues, il subit systématiquement un échec brutal dès qu’il atteint une forme de réussite. Il décrit cette sensation comme « une main invisible qui me tire en arrière dès que je commence à être heureux ».
La découverte : la loyauté au grand-père
En explorant son arbre généalogique, un lien frappant apparaît. Le grand-père paternel de Marc, figure héroïque mais tragique de la famille, a fait une faillite retentissante exactement à l’âge de 40 ans. Cet événement avait plongé la lignée dans une grande précarité et une honte profonde.
Inconsciemment, Marc s’interdisait de dépasser le niveau de réussite de son aïeul. Réussir là où son grand-père avait échoué était vécu par son inconscient comme une trahison familiale.
« J’ai compris que je portais la honte de mon grand-père comme si c’était la mienne. » Marc.
Le dénouement : de la prise de conscience à l’acte symbolique
Après avoir mis en lumière ce syndrome d’anniversaire, nous avons travaillé sur un acte symbolique pour permettre à Marc de « rendre » ce poids. Ce n’est pas oublier l’histoire, c’est l’honorer sans la répéter.
Les bénéfices aujourd’hui :
- Une fin de l’auto-sabotage.
- Une légèreté retrouvée dans ses prises de décision.
- La création de sa propre entreprise, sans la peur irrationnelle de la chute.


